lundi 28 juin 2021

Les textes de nos ateliers écriture ! Bonne lecture !

 



Voici les dernières productions de nos ateliers d'écriture.
Merci à Thomas et Pierre-Louis, nos fidèles "écrivants",
où il est question de mémoire, de temps, 
de rimes, de souvenirs, d'espace ...



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"Vous connaissez sans doute la légende de la sardine qui, un jour, bloqua le port de Marseille.

Mais connaissez-vous celle du maçon de Marseille ??

Il était une fois un maçon qui habitait cette belle ville de Marseille.
Tout le monde le connaissait de par son franc parler et ce t-shirt improbable qu'il portait toujours. C'était un t-shirt mauve à l'effigie de Marylin Monroe.
Ce maçon disait toujours à qui voulait l'entendre: "un jour, je partirai du port de Marseille et j'irai jusqu'en Amérique! "
Ce jour là, alors que notre cher ami faisait une petite sieste sous un arbre après s'être restauré comme il se doit, une mouche vient perturber sa tranquillité.
Le maçon était bien incommodé par cette mouche qui ne voulait pas s'en aller et qui était visiblement attirée parla couleur mauve de son fameux t-shirt.
Cependant, il avait un problème. En effet, il s'était restauré en compagnie d'autres joyeux lurons de son espère et avait avalé durant ce repas festif une bonne vingtaine de de verres de pastis. Il était donc tout à fait incapable de se mettre debout pour chasser cette mouche.
Alors qu'il ne pouvait que constater son impuissance et pester contre ce petit insecte, il se souvint soudain d'une histoire qu'il avait lu à son fils la veille au soir.
C'était l'histoire de Mathilde la marmotte. Une marmotte pas comme les autres, qui avait la fâcheuse habitude d'assommer tout ce qui bouge avec une massue.
Espérant à cet instant qu'elle pourrait peut-être surgir de quelque part et venir à son secours, il s'écria: "Mathiiiiiiilllllddddee !""

Thomas. T

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C'est l'histoire de Gaston
un bien jeune garçon
qui aimait la baston
tant et si bien qu'au fond
c'était un peu bidon

Ah ! la belle Sparte !
Il fut un temps où c'était pas de la tarte !
Essayez donc aujoud'hui d'y trouver un appart !
Mais savez vous au moins la situer sur la carte ?
car autrement Messieurs, il est temps que je parte !

Patou mon tout a une tête de choux
il déambule partout avec son petit cou
il chasse les hiboux, aboie comme un coucou
mas, par dessus tout, surtout, il a souvent des poux !
viens alors, à tous les coups, l'heure du bain de boue.
Debout sur ses deux pattes on dirait un chien loup qui sort d'on ne sait où !

Les bulles pullulent et se démantibulent,
on dirait des bidules qui s'articulent, qui gesticulent, qui déambulent, un peu moins ridicules que les fils d'un pull au fond d'un vestibule ou d'une vésicule.

Les souris, les wistitis, les orties sont de sortie.
Ils ont déroulé un tapis sur le vaste de parvis devant la mairie.
Ils attendent Sainte-Marie la reine des fourmis.
Celle-ci arrive et sourie, l'air un peu abruti
à coté d'elle un petit a sorti son zizi
le petit est brandi à la foule ahurie
certains s'exclament alors que ce n'est pas poli, que ce sont des bandits.

Thomas. T
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à la façon de Georges Perec :

Je me souviens du temps où il y avait encore des hommes
Je me souviens qu'ils se battaient sans cesse
Je me souviens que nous assistions à cette tristesse
Je me souviens de ce spectacle pénible
Je me souviens que nous n'étions pas les seuls à en souffrir
Je me souviens que malgré cela nous restions debout
Je me souviens des saisons qui n'en étaient plus vraiment
Je me souviens de la chaleur étouffante
Je me souviens du vent qui baladait nos branches
Je me souviens du printemps.

Thomas.T

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Ce jour-là, le ciel s'assombrit brusquement
il prit des couleurs inédites, vives, qui viraient au rouge.
Il gronda de plus en plus fort, comme pour se faire entendre.
Il semblait en colère, hors de lui. Il était véritablement méconnaissable.
Dans un grondement inouï, il fit s'arrêter le mouvement de chaque petite chose, de chaque être vivant, le temps fut comme suspendu.
Le ciel s'ouvrit alors pour laisser passer un rayon de lumière éblouissant, d'une lumière blanche et aveuglante.
De ce faisceau raisonna alors une voix forte, retentissante, qui prit tout l'espace, qui remplit l'atmosphère.
La voix prononça ces mots:
Vous avez parcouru le monde et vous êtes installés sur chaque petite parcelle
Vous avez construit toutes sorte de machines
Vous avez exploité la terre autant que vous le pouviez
Vous avez construit des gratte-ciels
Vous avez anéanti de nombreuses espèces animales
Vous avez torturé, tué pour votre plaisir
Vous vous êtes battus entre vous, comme des chiffonniers, comme des enfants
Vous avez oubliez de vous instruire, de respecter votre prochain
Vous avez oublié d'où vous venez, vous vous êtes déracinés
Le monde se meurt par vos agissements
vous avez été d'une prétention inouïe
vous vous êtes pensés et placés au dessus des autres espèces
sans légitimité
Vous les avez pris de haut
Et bien puisque cette hauteur vous tient tant à cœur, chers humains, votre vœux est exaucé :
Allez-y désormais, volez !

Thomas.T

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Je me souviens que quand j'étais petit tout me paraissait grand, que le monde semblait infini
Je me souviens de ce livre de Peter Brook, l'espace vide
Je me souviens qu'il aussi écrit: "Le diable, c'est l'ennui"
Je me souviens de cette phrase "qu'est-ce qui se passe dans l'espace ?"
Je sais que je suis sensible à l'espace, à la façon dont il est rempli, respecté
Je suis à l'aise dans un espace qui n'est pas encombré
Lorsque je veux réorganiser l'intérieur, je fais le tri à l'extérieur
Je donne, je jette, je libère de la place, pour respirer
ce qui me quitte se retrouve ailleurs, dans un autre espace, dans lequel je suis aussi, auquel j'appartiens malgré moi
mais je me sens mieux, il y a de la place
les pensées se bousculent moins, peuvent s'installer comme au café, tranquilles
sans parasites, sans emmerdeur, sans musique trop forte.
Heureusement, ça n'empêche pas qu'elles se déplacent, grandissent, s'échappent parfois
pour revenir transformées et s'installer dans un autre coin.
Le principal je pense est qu'elles soient à l'aise mais pas trop sûres d'elles, toujours prêtes à se remettre en question, à grandir.
L'idée c'est de ne pas les fixer, il y a assez de zinzins de l'espace comme ça.
Le mouvement, le déplacement dans l'espace, l'exploration, la découverte, la rencontre, l'espace d'un instant.
L'espace et le temps.
L'espace se sent, n'est ce pas ?
L'espace se respire, à condition d'en avoir assez ou de créer le sien à soi
un peu comme une maison, un refuge.

Thomas.T




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1/ Utiliser les sons  OU, UL, I :

Partant où vous voulez vous trouverez où vous irez avec 100 sous, après avoir planté des trous pour les faire pousser

ou

Avec cent sous, partout où vous voulez, vous irez planter des choux dans des trous pour les faire pousser.

Hi, hi, hi, une brebis, quelle abrutie, avec ses habits riquiquis, lit le journal en langue ouistiti. 

PIERRE-LOUIS B.

2/Faire une histoire avec des mots choisis commençant par un M :

Ville : Marseille, Prénom : Mimi, couleur : marron, personnage célèbre : Mitterrand, métier : maréchal ferrant, animal : mammouth, plante : mimosa, outil : machette, pays : Madagascar.

A Marseille, Mimi acheta un tee short marron à l’effigie de Mitterrand. Quel horreur! Elle quitta la ville et sur la route elle vit un maréchal ferrant créant un squelette de mammouth dans un champ de mimosa.

Cela lui rappela  ce sculpteur qui à l’aide de sa machette créait lui aussi des personnages célèbres de Madagascar, le pays de mes rêves.

PIERRE-LOUIS B.

3/ Rimes et pays, ville, personnage, pays :

Faire un poème de 5 vers en créant la rime.

Bonjour, dans quelle ville aimerais-tu vivre ?

Peut-être choisirais-tu en premier le Havre,

Ensuite tu iras planter tes choux à Evreux,

Sans oublier de prendre avec toi un livre

Pour ne plus savoir où tu vas faire brouter ta chèvre.

(non retenu par le jury…)

 

Des pays où j’ai vécu, la côte d’Ivoire

était le plus chargé d’histoire.

Ensuite le Maroc, où je suis venir revoir

le pays de ma naissance histoire

au fin d’assouvir mon désespoir.

 

Michelle, elle était jeune, grande et belle.

Pourquoi n’a-t-on pas su garder cette petite étincelle

Au fil du temps, nos liens formels

Se sont distendus et je n’étais pas Gabriel

pour lui donner la vie éternelle


PIERRE-LOUIS B.



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